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L'acide hyaluronique a la cote

publié le 12 févr. 2010 à 09:22 par Michael Klein
L'acide hyaluronique, ainsi que son sel le plus courant, le Sodium hyaluronate, font aujourd'hui valeur de référence dans les soins hydratants et anti-âge.

Acide hyaluronique ? Késako ?

Avant tout, il s'agit d'une molécule naturellement présente dans l'organisme. L'acide hyaluronique est un polysaccharide linéaire composé de deux monosaccharides : l'acide beta-1,4-glucuronique et l'acide beta-1,3-N-acétyl glucosamine.
On le trouve en particulier dans les yeux (humeur vitrée), la peau et les tissus conjonctifs (matrice extracellulaire), le tissu nerveux et les articulations (liquide synoviale).
Dans toutes ces configurations, l'acide hyaluronique sert avant tout à retenir l'eau pour assurer un "remplissage" adéquat des tissus et une bonne mobilité.

De par sa structure chimique, ce polymère de disaccharide peut se trouver dans notre organisme sous forme de petites molécules de quelques oligomères, ou sous forme d'énorme polysaccharide de plusieurs millions de Da (NDLR. un acide aminé ne dépasse pas en moyenne 120 Da). L'acide hyaluronique a la faculté de retenir jusqu'à 1000 fois son poids en eau.

Quid de la production

Le mode de production de l'acide hyaluronique le plus courant pour l'industrie est la fermentation bactérienne par Streptococcus sp.. Il peut également être issu de la crête du coq.
Ces deux méthodes ont cet avantage d'être des sources naturelles de cet actif, mais posent chacune un problème important.

Dans le premier cas, il s'avère que les souches de Streptococcus sont pathogènes et l'extraction de l'acide hyaluronique une purification à l'aide de solvants organiques.
Dans le deuxième cas, la question de l'élevage des coqs trouvera bien assez d'opposants et il semble bien difficile d'y voir une méthode d'avenir pour cet ingrédient.

Toutefois, certains industriels ont su innover sur ce terrain en exploitant des souches bactériennes non pathogènes cultivées sur des substrats particuliers afin de limiter les contaminations moléculaires et protéiques nécessitant une purification lourde pour récupérer l'acide hyaluronique. C'est le cas notamment de la société Novozymes Biopolymer qui extrait son acide hyaluronique à partir de cultures de Bacillus subtilis.

Intérêt en cosmétologie

L'Acide hyaluronique se trouve dans de nombreuses formules de cosmétiques et sous différentes formes aqueuses ou émulsions.
On trouve en effet des gels ou plus couramment des crèmes et laits contenant cet ingrédient précieux. Il s'utilise également dans les shampooings et les gels douche pour son effet antistatique et protecteur après rinçage.

Dans les émulsions, l'acide hyaluronique de haut poids moléculaire va rester à la surface de la peau et pénétrer très faiblement dans l'épiderme. En revanche, il va permettre de conserver un niveau d'hydratation très longue durée en emprisonnant les molécules d'eau à la surface de la peau.
Dans les produits de soin visage, l'acide hyaluronique est un actif complémentaire du collagène ou du xylitol (et dérivés) utilisés pour restructurer la peau. Celle-ci retrouve densité et vitalité. Sous forme de polymères petites tailles (faible poids moléculaire), il pénètre plus ou moins facilement les différentes couches de l'épiderme et procure un effet repulpant quasi immédiat.

L'acide hyaluronique est d'ailleurs utilisé de cette manière sous forme d'injections intradermiques pour combler les rides, ou en chirurgie ophtalmologique et articulaire.


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