Vos formulations

Demandez votre code d'identification par mail à mk@klein-laval.com et venez proposer vos formules Cosmétiques Maison.

Et pourquoi pas voir un jour votre formule dans les rayons de vos magasins de beauté...

Crème de nuit Rose & Argan

publié le 2 mars 2010 à 01:45 par Michael Klein

Une formule venue d'Orient.
La Rose de Damas (Rosa damascena) contient de nombreux actifs aromatiques qui se retrouvent à la fois dans son hydrolat et dans son huile essentielle. En associant ces deux extraits, vous regroupez les deux phases de la distillation. Ces actifs qui sont sortis de la même fleur et ont été dissociés, vont alors se retrouver autour de l'huile d'Argan (Argania spinosa) pour un soin d'exception.

Phase aqueuse :
Hydrolat de Rose : 85%
Conservateurs (Sorbate de Potassium/Dehydroacetatede Sodium) : 0,8%
Gomme Xanthane : 0,3%
Laisser gonfler la gomme dans l'hydrolat à 45°C.

Phase huileuse :
Huile d'Argan : 10%
Cire d'abeille : 0,8%
Cetearyl Alcohol/Cetearyl Glucoside (émulsifiant) : 1%
Sodium Stearoyl Lactylate (co-émulsifiant à effet tenseur) : 0,5%
Fondre au bain-marie à jusqu'à 75°C, puis ajouter à la phase aqueuse sous agitation forte pendant 15minutes en évitant la formation de bulles.

Phase parfum :
Huile de Rose musquée : 1,5%
Huile essentielle de Rose de Damas : 0,1%
Mélanger dans l'émulsion lorsque celle-ci est redescendue en dessous de 30°C.

Votre liste INCI :
Rosa Damascena Flower Water, Argania Spinosa Kernel Oil, Rosa Rubiginosa Seed Oil, Cetearyl Alcohol/Cetearyl Glucoside, Cera Flava, Sodium Stearoyl Lactylate, Xanthan Gum, Rosa Damascena Oil, Potassium Sorbate, Sodium Dehydroacetate, Citral*, Citronellol*, Eugenol*, Farnesol*, Geraniol*, Linalool*.
* allergènes déclarés conformément à la Directive 2003/15/CE, voir Directive-allergenes-CEE.pdf.

Coût estimé de votre formule : 7,20€ TTC/100g.

Comment créer sa propre marque de Cosmétiques Bio ?

publié le 1 mars 2010 à 04:11 par Michael Klein   [ mis à jour : 26 janv. 2015 à 03:17 ]


1- Définir son projet

Il s'agit en premier lieu de valider votre projet.
Cela signifie que vous devez tracer les contours de votre idée pour pouvoir entrer dans le détail, jusqu'à sa réalisation concrète.
Vos premières questions sont :
- mes futurs produits (combien de marques, combien de produits, quels catégories de produits)
- mes futurs clients (grande distribution, esthéticiennes, magasins Bio, parfumeries, vente en réunion, vente directe sur marché ou par Internet)
- mes arguments (le prix, les actifs, les parfums, l'efficacité, l'emballage)
- ma certification Bio (Nature et Progrès, Natrue, Ecocert/Cosmébio)


2- Etudier la concurrence

En faisant votre étude de marché, vous aller pouvoir trouver vos "modèles" et identifier vos "opposés".
De cette manière, vous allez pouvoir orienter l'ensemble de votre projet pour que les consommateurs vous assimilent bien à la "classe marketing" ou au segment de marché dans lequel vous souhaitez vous positionner en retrouvant quelques analogies avec d'autres marques qui les intéressent, mais en sélectionnant le (ou les) "petits plus" de votre gamme qui correspondent parfaitement à leurs attentes.
Vous allez également vous rendre compte des conditionnements habituels, des prix du marché et donc de vos coûts de production maximum. Cela sera déterminant pour négocier les volumes de fabrication avec votre laboratoire sous-traitant.


3- Définir votre cahier des charges

Grâce à toutes les précieuses informations que vous avez pu glaner au cours des deux premières étapes de votre projet, vous allez pouvoir définir précisément votre cahier des charges, produit par produit.
Tout d'abord, définissez l'orientation globale de votre gamme et envisagez dès à présent son positionnement en magasin (présentoirs, boîtage, etc.). Cela va vous permettre de choisir la forme de vos emballages et le volume des flacons pour rendre l'effet escompté en réduisant vos coûts.
Par exemple, vous pouvez mettre plusieurs produits différents dans des boîtes de même dimension. Vous économiserez les frais d'outils de découpe facturés par votre imprimeur.

Ensuite, vous prendrez les produits un après l'autre en suivant votre ligne directrice (packaging, efficacité, actifs, marketing). De préférence, vous considérez vos produits dans le sens inverse de leur utilisation en soin par le consommateur (ex: Crème de nuit, masque, gommage, lotion démaquillante, crème de jour, gel douche). De cette manière, vous reconstruisez un programme de soin dans lequel chaque produit appelle le suivant pour que le soin soit complet.

Votre cahier des charges doit être le plus complet possible pour pouvoir réaliser une étude de prix la plus juste et permettre à votre laboratoire de développement de vous proposer des échantillons le plus rapidement possible et avec le plus de qualités que vous attendez.
En particulier, pensez bien à renseigner les critères suivants :
- Texture (type de produit, valeurs de viscosité, qualités sensorielles de pénétration, de toucher, etc.)
- Emballage (type de flacon, bouchage, décor, volume et poids de l'emballage, sur-emballage, sleeve)
- Efficacité (cible de clients, actifs souhaités, effets attendus, volume et fréquence d'application, zones d'application, allégations et revendications souhaitées)
- Prix "target" (fourchette de prix d'achat de votre produit à votre fabriquant, livraison incluse)
- Qualité (certification Bio, pourcentage d'ingrédients naturels/Bio, présence ou non d'ingrédients type paraben, paraffine, silicone, etc.)


4- Trouver votre fabricant

En France, il y a de nombreux fabricants de cosmétiques à façon, et plusieurs sont déjà certifiés Bio par différents organismes. Privilégiez toujours un laboratoire implanté dans le même pays que vous, ou au moins au sein de la Communauté Européenne.
Si vous souhaitez fabriquer et conditionner vous-même vos produits cosmétiques, vous devez déclarer votre laboratoire à l'AFSSAPS (Direction de l'Inspection des Etablissements) en justifiant des compétences requises pour exercer la fabrication, le conditionnement, l'importation (le cas échéant), le contrôle qualité et l'évaluation de la sécurité pour la santé humaine de vos produits. Vos fabrications devront ensuite respecter les Bonnes Pratiques de Fabrication, en réalisant notamment des contrôles qualité selon les BPL, en disposant de procédures de sécurité et de personnel compétent formé à ces procédures. 

Un laboratoire de fabrication de cosmétiques est soumis à un grand nombre de textes réglementaires destinés à protéger les consommateurs. Si vous souhaitez être autonome sur la production, ne sous-estimez pas ce point qui est capital pour vos produits et qui, dans le pire des scénarii pourra faire avorter l'ensemble de votre projet, en cas de mauvaise gestion.
En revanche, soyez exigent envers votre façonnier, qui, lui aussi, doit respecter ces textes réglementaires. N'hésitez pas à demander la déclaration d'établissements retournée signée par l'AFSSAPS, ou ces licences de certifications biologiques actualisées chaque année.

Votre sous-traitant doit être réactif, et vous devez pouvoir compter sur lui. C'est votre partenaire le plus précieux car c'est lui qui vous aidera à mettre au point vos produits et à les fabriquer dans les meilleurs délais et selon les plus hauts niveaux de qualité.
Votre fabricant peut également être amené à sous-traiter une partie de vos productions. Dans ce cas, il s'agira la plupart du temps de vous offrir une meilleure flexibilité (petites séries de produits par exemple), une meilleure réactivité, une meilleure qualité (en utilisant des machines dont il ne dispose pas), ou de meilleurs prix (en bénéficiant d'unités de fabrication ou de conditionnement plus efficaces).
Assurez-vous simplement que les produits sont "validés" par votre interlocuteur habituel qui devra s'engager sur la qualité comme s'il avait tout fait lui-même.



Nos conseils :

Pour mettre sur le marché une gamme de cosmétiques, vous n'avez pas besoin de diplôme particulier. Seul le fabricant doit être déclaré à l'ANSM et avoir justifié de ses qualifications. De même qu'il doit respecter les Bonnes Pratiques de Fabrication Cosmétique (ISO 22716). En revanche, il est de votre responsabilité de vérifier tout cela. Si votre sous-traitant n'est pas certifié ISO, vous devez l'auditer pour vérifier que ses procédures sont suffisante, que ses locaux sont adaptés et que son personnel est suffisamment et correctement formé aux tâches qui lui sont confiées.


Le responsable, c'est vous ! N'oubliez pas que vous êtes propriétaires de votre image, de votre marque et de votre gamme de produits. Sur un plan commercial et marketing, vous allez vous attacher à être irréprochables. Mais vous devez également savoir que vous êtes responsables de la qualité de vos cosmétiques. Les matières premières doivent être contrôlées, les protocoles de fabrication respectés et la libération des produits ne se fait pas à la légère. Définissez précisément tout le plan de contrôle, des matières premières aux produits finis, sans oublier les emballages. Si vous négligez certaines étapes de validation, votre sous-traitant peut laisser passer quelques points de contrôle et c'est vous qui en subirez les conséquences après la mise sur le marché.
Pour rédiger vos plans de contrôle, faites-vous accompagner par des experts.


La traçabilité n'a pas de limite. Mettre un numéro de lot sur les emballages peut paraître ridicule ou inutile. Pourtant, chaque composant de vos produits devraient être identifiés et traçables. Des références uniques et des numéros de lot sont nécessaires pour cela.
Encore faut-il les utiliser. Il ne faut pas se satisfaire d'empilements de données, de numéros ou de codes. Un bon logiciel de traçabilité va rassembler les données fournisseur, les opérations réalisées chez votre sous-traitant et les informations concernant vos produits finis. En quelques clics, vous devez avoir accès à la moindre fiche technique et à tous les bulletins d'analyses à partir d'un numéro de lot de produit fini.
Lorsqu'il s'agit de cosméto-vigilance, votre seul objectif est d'être rapide et sûr de vos informations.






1-2 of 2

Comments